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Un peu d'Histoire

Les cartes à jouer et la Révolution : le roi, la dame et le valet

D’origine chinoise ou moyen-orientale, les cartes à jouer sont apparues en Europe à la fin du XIVe siècle. Les premières cartes à jouer, illustrées artisanalement par des peintres miniaturistes et parfois rehaussées d'or fin, étaient réservées à l’aristocratie. Grâce aux progrès de l'imprimerie, les jeux de cartes se démocratisèrent rapidement. Dès le XVe siècle, des imprimeurs suisses et allemands produisaient des jeux en grande quantité.  Leur succès fut tel que l'Eglise s'en inquiéta.  
A l’origine, les cartes à jouer présentaient quatre couleurs héritées des arabes et appelées Bâtons, Epées, Coupes et Deniers. Ces enseignes devinrent les Coeurs, les Carreaux, les Piques, et les Trèfles, désignant les quatre couches de la société (clergé, bourgeoisie, armée, paysans).

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Marianne

Marianne est la figure allégorique de la République française. Sous l'apparence d'une femme coiffée d'un bonnet phrygien, Marianne incarne la République française, sa devise et ses valeurs. Mais d'où vient-elle ? Et quelle est son histoire ?

De Marie Anne à Marianne

Le prénom Marianne provient de la contraction de Marie et Anne, deux prénoms très répandus au XVIIIe siècle au sein de la population catholique du royaume. Plusieurs reines les porteront (comme Marie de Médicis, Anne d'Autriche, Marie-Thérèse d'Autriche, Marie Leszczynska, Marie-Antoinette...). 
A la fin du XVIIIe siècle, le prénom Marianne était très courant dans les milieux populaires, notamment parmi les filles de la campagne qui servaient dans les maisons bourgeoises.

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Qui serait roi s'il y avait un roi en France ?

La réponse à cette question fait débat chez les royalistes et déchaîne les passions depuis 1883. En effet, plusieurs personnes se disputent le rôle et chaque candidat a ses partisans. Deux courants principaux s'opposent : les légitimistes et les orléanistes. 
Tout d'abord, il faut savoir qu'il n'y a plus d'héritier des Bourbons de France (descendants français directs de Louis XIV) depuis la mort du comte de Chambord, petit-fils du roi Charles X, le frère de Louis XVI. Il faut donc aller voir du côté des Bourbons d'Espagne, branche espagnole issue de Philippe V, petit-fils de Louis XIV et roi d'Espagne.
Pour les légitimistes, le successeur des rois de France est son descendant, Louis de Bourbon (Alphonse Gonzalve Victor Emmanuel Marc de Bourbon), duc d'Anjou. Il est le chef de la Maison de France, de par sa position d'aîné des descendants en primogéniture mâle d'Hugues Capet et successeur de la dixième génération de Louis XIV. Il possède la double nationalité française et espagnole. Il est le plus proche parent actuel de Louis XVI par les hommes. Si l'on applique stricto sensu la règle de primogéniture mâle, c'est donc lui le plus légitime.
Là où la querelle commence, c'est que Philippe V, son ancêtre direct, avait renoncé à ses droits à la couronne de France par les Traités d'Utrecht (1713) pour lui-même et sa descendance. En vertu de ces traités, Louis de Bourbon ne devrait donc pas avoir droit à la couronne de France. Aussi les orléanistes considèrent-ils que puisque les Bourbons d'Espagne ont renoncé à la couronne de France, le successeur légitime des rois de France et de Navarre est Henri d’Orléans (Henri VII), comte de Paris, descendant de Louis XIII et de Louis-Philippe.

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Le 220e anniversaire de la Révolution française (14 juillet 2009)

En 2009 eut lieu le 220e anniversaire de la Révolution française. On considère généralement que la Révolution française débuta le 5 mai 1789, date d'ouverture des Etats-Généraux. Mais beaucoup considèrent que Louis XVI posa la première pierre de l'édifice révolutionnaire lorsqu'il rappela les anciens Parlements en 1774, ces mêmes Parlements qui avaient jadis tant entravé les réformes de son prédécesseur, Louis XV... Il le fit par souci de légalisme, dans une volonté de conciliation, pour mettre fin aux quatre années d'agitation qui avaient précédé et dont il ne pensait pas se sortir en recourant à l'autorité et à la violence. Mais en cherchant l'assentiment populaire, le roi tendit le bâton pour se faire battre. Le recul du temps nous permet de dire que ce fut une grave erreur stratégique, malgré ses bonnes intentions. Le chancelier démissionnaire Maupeou (qui les avait exilés sous Louis XV) eut cette parole prophétique en apprenant la décision : « Il est foutu ! ». Cette réflexion est annonciatrice des événements qui allaient perdre la monarchie, c’est-à-dire l’impossibilité de faire passer des réformes et la pression constante des Parlements sur l’autorité royale.

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