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Rois & reines

La cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie

Marie-Antoinette à la Conciergerie reconstitution de la cellule de Marie-Antoinette

Voici des images montrant la reconstitution de la première cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie, où elle fut transférée le 2 août 1793 et détenue jusqu'à son exécution le 16 octobre 1793.

Couchée sur un lit de sangle, à peine abritée par un vieux paravent, elle était surveillée jour et nuit par deux gardes et n'avait aucune intimité. La pièce était composée d’un fauteuil en canne, de deux chaises et d’une table, et donnait sur la cour des femmes (voir photo plus bas) par une étroite fenêtre.

Marie-Antoinette était à ce moment-là très éprouvée par la fatigue, la maladie, l'abattement : le portrait ci-dessus réalisé à cette époque révèle une reine vieillie, au regard absent, bien loin de la coquette et fringante princesse d'antan. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

La seconde photo ci-dessous montre une reconstitution de la cellule de la reine pour une moitié sur l’authentique cellule et pour l’autre moitié sur la travée contiguë à l’est.

Lit de la cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie   Marie-Antoinette à la Conciergerie

La Conciergerie, ancien Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du Xe au XIVe siècle, devint sous la Révolution l'antichambre de la mort. Les détenus qui avaient comparu devant le Tribunal révolutionnaire qui siégeait au Palais de justice attenant et avaient été condamnés à mort n’étaient pas ramenés dans leur cachot. Ils étaient immédiatement séparés des autres prisonniers et conduits, pour les hommes dans l’arrière-greffe, pour les femmes dans de petites cellules situées dans le couloir central. On les regroupait dans le vestibule appelé "salle de la toilette" pour les dépouiller de leurs effets personnels,  les tondre et les attacher. Encadrés par des gendarmes, les condamnés traversaient alors la salle du guichet et gagnaient la cour du Mai, donnant sur la rue de la Barillerie. C’est là que les détenus attendaient les charrettes qui devaient les conduire à la guillotine.

Durant la Terreur, il passera à la Conciergerie 2278 condamnés à mort dont les plus connus, outre Marie-Antoinette d'Autriche, furent : Jean Sylvain Bailly, Madame du Barry, Charlotte Corday, Georges-Jacques Danton, Élisabeth de France, Jacques-René Hébert, Antoine Lavoisier Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, Philippe d’Orléans, Maximilien Robespierre et Manon Roland.
La visite de la Conciergie vaut le détour si l'on s'intéresse à la Révolution française. Même si la cellule de Marie-Antoinette constitue le point culminant de la visite (elle est d'ailleurs mise en avant pour attirer les touristes), l'intérêt de la Conciergerie va au-delà du cachot de la reine et de ses conditions d'emprisonnement : on y découvre surtout l’exiguïté des cellules des condamnés les plus démunis et un injuste système de castes (les prisonniers n'ayant pas les moyens de se payer une cellule étaient entassés pêle-mêle sur la paille dans une salle. On les appelait "les Pailleux", par opposition aux "Pistoles", les plus fortunés qui disposaient de cellules plus confortables). Enfin, l'atmosphère glaciale se dégageant des lieux a quelque chose d'émouvant, comme si les murs gardaient encore en eux le souvenir de ces vies arrachées…

Porte de la cellule de la Conciergerie La Conciergerie

Photos ci-dessus : à gauche, une porte de cellule, à droite la cour des femmes.

Source des images : http://www.galerie.roi-president.com/displayimage.php?album=33&pos=20

Auteurs : Malissin Pierre-Emmanuel et Valdes Frédéric